


Livre du mois selon le journal Le Temps (Août 2006) - Article de Laurence Firoden Professeur RH à HEIG-Vd (Suisse)
Contrairement à ce que laisse entendre son titre, cet ouvrage, décapant par son style et par les nombreuses solutions qu'il propose, nous concerne tous. Les deux auteurs présentent un monde du travail revisité, impliquant une profonde redistribution des rôles entre l'individu, l'entreprise et la collectivité. A travers leur analyse de la situation, ils nous proposent de changer d'état d'esprit et de développer notre capacité à considérer ce qui nous entoure en termes d'opportunités et non de contraintes. Autant se faire une raison, la sécurité de l'emploi est devenue une utopie! Que faire? Pourquoi ne pas essayer de ressembler à cet homo durabilis décrit par les auteurs: maître de sa carrière, curieux de nature, capable d'adaptation, qui ponctue son parcours de périodes de formation, qui est un bon «réseauteur» et qui sait gérer son temps afin de se ménager. Comment valoriser les seniors au chômage? Par la mise à disposition de leurs compétences d'experts à l'intention de start-up. Comment agir concrètement sur le chômage? En appliquant le concept de «flexsécurité» où les demandeurs d'emploi ne sont plus considérés comme des inactifs à financer, mais comme des actifs à rémunérer.
Le résultat est passionnant car il est fondamentalement moderne. Tout est moderne dans ce livre, le style, l’expression, la composition, le projet.
jJean-Hervé Lorenzi
Economiste et Professeur à l'Université de Paris Dauphine
écrit avec
Thierry Delarbre
ISBN 2 7117 4993 4
Prix : 18€ - 176 pages
Editeur Vuibert
Parution le 18 Mai 200
La formation doit revoir ses “classiques” - Courrier Cadres Aout 2006
Parfois élitiste, souvent déconnectée des réalités, peu soucieuse des filières manuelles, la formation en France ne remplit plus son rôle, au risque de redevenir une fabrique à chômeurs. Deux mots d’ordre pour inverser cette tendance : simplicité et pragmatisme.
Face à la mondialisation, la stratégie de la résistance a échoué
Elle ne peut que mener à la ruine. Le constat fera grincer les dents à plus d’un. Mais la solution libérale n’inspire pas plus nos deux auteurs qui dénoncent “l’encéphalopathie spongiforme financière” qui ravage les dirigeants de nombreuses entreprises. Ingénieurs de formation, vieux praticiens du conseil en entreprises, Delarbre et Pansard nous plongent dans une réflexion sur la crise du travail et ses solutions. Comment faire renaître le désir de travail dans un monde où la précarité risque de s’installer durablement pour des raisons complexes, tenant notamment aux changements technologiques, à l’essor des grands pays émergents et à l’économie de la connaissance?
S’inspirant largement des travaux pionniers d’André Gorz ou encore de ceux d’Ivan Illich, ils en arrivent à cette fameuse “flexsécurité”, dont on parle tant. En gros, une gestion collective de la flexibilité réunissant les aspirations individuelles, les contraintes des entreprises et le rôle indispensable des pouvoirs publics. On appréciera surtout leur premier chiffrage expérimental de ce qui pourrait ressembler demain à un nouvel instrument de régulation du marché du travail. Note de lecture par Jean-Joseph Boillot (n° 253) http://www.alternatives-economiques.fr/lectures/L253/NL253_025.html
